Négatif. Il est négatif, le test de grossesse. Je ne sais pas pourquoi j'en ai fait un. Nous ne sommes pas en essais, et le deuxième n'est pas du tout à l'ordre du jour. Enfin, pour l'amoureux, parce-que moi, j'en rêve. Cé désir est apparu très rapidement après la naissance de A.. Je l'ai vite étouffé. Son reflux non soigné, les nuits blanches, les pleurs inconsolables, ma dépression post-partum, la découverte de son allergie ont eu raison. Sauf que plus le temps passe et plus le désir s'installe, jour et nuit. C'est de la folie, je sais. Ils seraient trop rapprochés. Je risquerais de faire une autre dépression. J'ai déjà tant de mal à m'occuper de A., à trouver du temps pour moi. De la folie, donc. Et pourtant, j'en veux un. Un bébé qui ne souffre pas, que je porterai dès la naissance, que j'allaiterai, avec qui je cododoterai, et même que, peut-être, je mettrai au monde à la maison. Timidement, j'en ai parlé à l'amoureux, de ce désir qui gonfle en moi. "Non". J'ai eu le coeur brisé. Plus jamais ?, lui ai-je demandé. Il est resté muet. Ces raisons, je les connais : son manque de présence, son boulot, le manque de sommeil, etc. Elles sont justifiées. Mais voilà, j'en veux un, et ce malgré toutes ces barrières. Je suis anéantie à l'idée de ne plus (re)vivre tout ça.
Est-ce que un écart de 2 ans et demi/3 ans est insurmontable ?
Surtout en les élevant à 90% seule ?
Je ne sais pas.

En attendant, il faut que je m'inquiète sur ces douleurs qui, malheureusement, ne proviennent pas d'une éventuelle grossesse.